Communicants : comment gérer sa e-réputation ?

Qui ne s’est jamais posé la question de sa communication personnelle sur le web ? Si nous sommes tous plus au moins habitués à y prendre la parole au nom de notre entreprise ou de notre activité,  il n’est pas toujours évident de savoir concilier ses propres prises de position.  Faut-il s’effacer derrière sa marque ? Peut-on ou doit-on être visible sur les réseaux à titre personnel ? Guillaume Dardier, fondateur de l’agence digitale Sodium et co-fondateur du groupe AbcYz, nous donne quelques éléments de réponse.

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« Pour commencer, je pense qu’il n’y a pas une bonne pratique en la matière ! On se fait souvent une idée très normée de ce qu’il faut faire sur les réseaux sociaux. Or, la première question à se poser est : est-ce que j’ai envie de me rendre visible ? Si la réponse est non, il ne sert à rien d’y aller : personne n’est capable de communiquer de façon positive contre son gré ». Pour Guillaume Dardier, il est important de bien déterminer ses objectifs et le temps qu’on souhaite y consacrer. Le bénéfice généré par l’atteinte de ces objectifs doit être, a minima, à la hauteur du temps passé : « les réseaux sociaux sont chronophages, en particulier si l’on souhaite alimenter plusieurs comptes à la fois, car il faut pouvoir diffuser du contenu de manière régulière. Il serait contre-productif de se lancer pour s’essouffler au bout de quelques semaines. »

Y a-t-il un réseau à privilégier ?  « Là encore, il n’y a pas de règle absolue. Je dirais toutefois qu’avoir un compte Linkedin est un incontournable pour tout communiquant. Ne pas en avoir, a contrario, envoie un signal négatif quant à sa légitimité sur l’exercice de son métier. » Pour les autres réseaux sociaux – Facebook, Twitter, Instagram,etc. – tout dépend de ses objectifs : faire de la veille, diffuser de l’information, repérer et suivre des profils intéressants, nouer des contacts… « Le plus important est de s’investir sur un ou plusieurs réseaux avec lesquels on est à l’aise. Comme tout outil, c’est à l’utilisateur d’en faire ce qu’il veut. »

Se pose alors la question du mélange entre personnel et professionnel, et ce d’autant plus pour le communicant qui est, par nature, l’ambassadeur de son entreprise. « Ce qui est paradoxal avec les réseaux sociaux, c’est que nous nous interrogeons sur des choses que l’on fait naturellement  dans la vraie vie, à savoir séparer ce que l’on souhaite (ou non) partager en privé ou dans des sphères relationnelles plus larges », souligne Guillaume Dardier. Ainsi, que l’on se créée un ou plusieurs profils  – pro/perso –  il faut avoir à l’esprit que tout ce que l’on diffuse sur le web est public. « Internet collecte des données, quand on y prend la parole, il faut se demander si on assumera toujours ce qu’on a publié dans 5 ou 10 ans. La modération doit donc se faire a priori, en se définissant une charte éditoriale personnelle. »

Les plus motivés se lanceront dans le personal branding, qui consiste à se considérer soi-même comme une marque, qu’on met en avant avec du contenu et une image propre, par exemple sur un blog. « C’est une stratégie efficace pour qui veut valoriser son expertise et être repéré, à condition d’en avoir l’envie, l’inspiration, le temps, et surtout… que les résultats attendus en vaillent la peine. »

Marion Blanchet

 

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