Le 18/20 du 30 mai comme si vous y étiez !

Le jeudi 30 mai au bar à vin de l’hôtel Mercure, le 18/20 des indépendants vous conviait à prendre une longueur d’avance sur les évolutions du web et notamment sur leur impact sur les métiers du community management. Une thématique plus que croncrète à une heure où le web et les réseaux sociaux ont fondamentalement modifié l’approche de la communication !

Et c’est Vincent Blazquez, fondateur de La Grosse Agence, qui a partagé avec nous sa connaissance du web et plus précisément du community management.

Les fondamentaux du web étant en pleine mutation, Vincent Blazquez a commencé par une introduction sur le web 3.0. L’évolution des moteurs de recherche est principalement causée par l’augmentation constante du nombre d’internautes, et donc des bases de données à la base de leur fonctionnement. Aujourd’hui, les données que nous ajoutons tous les jours sur le web sont traitées de manière beaucoup plus complexe qu’il y a encore quelques années. Tout ce que nous publions est ainsi conservé par les moteurs de recherche et constituent une source précieuse d’informations (Big Data) dans de nombreux domaines, comme la politique et le marketing par exemple.

Cette évolution des moteurs de recherche a eu un impact important sur les réseaux sociaux, où il s’agit aujourd’hui de ponctuer ses publications de hashtag ou encore d’étoffer son billet de blog de nombreux mots-clés, permettant ainsi un référencement et une exploitation plus efficace. Vincent Blazquez a illustré son propos avec l’outil «Keyword targeting in timelines» de Twitter. Cet outil permet à Twitter d’exploiter nos habitudes de re-tweet ou encore les mots-clés (#hashtag) pour placer de la publicité ciblée dans nos timelines. Le ciblage est alors largement affiné, et par conséquent beaucoup plus pertinent. Autres exemples : l’outil Graphsearch de Facebook ou encore Google Voice Search de Google.
Voici les 5 points présentés par Vincent pour résumer cet impact :
– Ces nouvelles possibilités/fonctionnalités vont nous mener au-delà des méthodes e-marketing actuelles telles que la publicité contextuelle
– Aujourd’hui, chaque donnée, check-in, like, share + toutes les données partagées par les app connectées aux réseaux sociaux (Spotify…), devient une donnée exploitable.
– Nos goûts, habitudes de clic, de navigation sont « trackées » et permettent donc un ciblage plus précis en matière de publicité ou de sélection d’audience.
– Naissance de nouvelles bases de données géantes
– De nouveaux moteurs de recherche « par objet » naissent et donnent à nos requêtes des résultats bien plus précis

Vincent Blazquez a ensuite exposé les conséquences et enjeux de cette évolution. Les nouvelles possibilités de ciblage qu’elle permet aboutissent à une extrême spécialisation. Tout est prétexte à la création d’un réseau social (Ex: Yummy Pets). Cette tendance de sur-spécialisation du contenu permet d’être mieux référencé et donc de mieux émerger parmi les résultats de recherche.
Vincent Blazquez a de nouveau résumé ces enjeux en 5 points:
– La mise en relation, le traitement de ces données, leur segmentation vont permettre de créer des bases de données extrêmement précises.
–    De nouveaux moteurs vont apparaître, donnant accès non plus à des sites, mais à des données ouvertes.
–    Les entreprises sont tout aussi concernées par la maîtrise de ces données que les particuliers, voire plus.
–  Double enjeu pour elles : maîtrise de ce qui est dit d’elles pour leur référencement et maîtrise des données qu’elles peuvent utiliser pour leur marketing.
–  Pour les entreprises, donc les CM et les rédacteurs, cela représente de nouveaux efforts à fournir pour être positionnés correctement dans les SERP sur des requêtes cibles.

Les moteurs de recherche afficheront dans leurs pages de résultats des listes de plus en plus affinées, dont l’ordre dépendra de nos actions, de nos amis, de nos habitudes de surf, de consommation, etc. Les entreprises devront donc être de plus en plus incitatives (call to action) et devront manier avec dextérité le jeu du référencement.

On comprend alors que les mots valent mieux qu’une image, le web étant sémantique car classé par mots-clés. Vincent a bien insisté sur ce point : plus l’objet mis en ligne est agrémenté de texte, plus le contenu est riche, mieux il sera «classé».
Le community management ce n’est donc pas que les réseaux sociaux :
– RP online
– Blogging
– Les forums
– Netlinking / Linkbaiting
– Rich snippets, micro format, micro data et balisage du code (le développeur ne peut pas tout faire… le CM doit s’attacher au pendant “humain” de ces technologies primordiales pour un bon référencement), par exemple lors de la rédaction d’un article de blog.

Vincent a conclu la présentation en évoquant l’accompagnement dont ont besoin les TPE et PME dans la compréhension de ce nouveau web naissant, et qui ont parfois du mal à faire face seules. Le community management étant une activité très chronophage, il est difficile de faire le choix entre gestion interne et externalisation. Il nous a également indiqué que l’originalité et la singularité du contenu sont primordiales si on souhaite se distinguer sur des réseaux presque «saturés» de contenus divers sans investir dans la publicité (Social advertising, achat de mots-clés, …).

Ce fut donc une présentation riche et vivante à laquelle nous avons assisté, rythmée par de nombreux échanges !

Un grand merci à tous les participants, en espérant que nous serons encore plus nombreux au prochain rendez-vous !

Margaux Cacheur, d’après la présentation et le powerpoint de Vincent Blazquez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *