Tour d’horizon des nouveaux adhérents – Caroline Lambrinidis

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L’APACOM est ravie de vous présenter l’une de ses nouvelles adhérentes, Caroline Lambrinidis, directrice de la communication Ethique & Compliance Groupe. 

Parlez-nous de votre parcours ?

Diplômée de Sciences Po Bordeaux et du CELSA, j’ai d’abord été journaliste, à Ouest-France puis RFM, avant de me lancer dans la communication en 2001. J’ai eu la chance de toucher à tous les aspects de la communication d’entreprise : j’ai créé un service communication (interne/externe) pour Novergie, filiale de SUEZ, spécialisée dans l’incinération des déchets, puis j’ai été ensuite attachée de presse de SUEZ. Etre porte-parole d’un PDG d’un groupe emblématique du CAC40, à une période charnière de son histoire – celle de la fusion avec Gaz de France – est une expérience incroyablement formatrice. J’ai ensuite géré la conduite du changement (communication interne et RH) sur le projet de création du premier siège unifié de GDF SUEZ. Depuis, j’accompagne des filières dans leur stratégie de communication : la filière RH européenne d’abord, puis aujourd’hui la filière éthique et compliance d’ENGIE. La gestion de crises et de projets sensibles sont le fil rouge de mon parcours.

Je n’ai pas vu passer ces 16 années, grâce à la variété des postes, des projets, des entités (des sites industriels au siège en passant par les branches opérationnelles) et de l’évolution du métier de communicant. Il est bien loin le temps des newsletters et du fax : place aux réseaux sociaux ! Mais une chose demeure : le fond. Le goût pour les mots, pour l’impact qu’ils ont, est d’ailleurs ce qui m’a amené à la communication. Et c’est plus que mon métier : j’écris également à titre personnel. Cette écriture plus libre, plus créative est une véritable source de plaisir et j’ai eu le bonheur de publier mon premier roman cette année.

Quels sont vos projets com’ ? Une date à retenir ?

2018 sera une année chargée pour la communication éthique et compliance, en raison des nouvelles contraintes réglementaires pour les entreprises (Sapin II et devoir de vigilance). Je réfléchis à un vaste plan stratégique, essentiellement digital : à destination de nos 153 000 salariés, mais également à l’externe, en incluant le sujet de la protection des données personnelles de nos clients. Tout cela devrait sortir à la fin du premier semestre.

Sur un plan plus personnel, je suis également en veille active pour une mobilité en Gironde, où je suis installée depuis 3 ans déjà. J’aimerais m’investir davantage dans le développement économique de ma région d’adoption, que j’ai eu plaisir à redécouvrir : Bordeaux n’est plus la belle endormie de mes années d’étudiante.

Quelle est votre règle d’or en communication ?

La première est celle de l’écoute active : c’est elle qui permet de vraiment comprendre les enjeux de l’interlocuteur, d’aller souvent au-delà de l’expression initiale, pour lui proposer la stratégie d’accompagnement au service de son développement. Le reste s’enchaîne naturellement : cibles, outils, budget, planning, mesure…

A cette écoute, j’ajoute l’exigence : celle de l’organisation, du juste propos, des validations. Car s’il n’y a rien de pire qu’un commanditaire qui veut un outil sans passer par la réflexion stratégique préalable, le cliché du communicant speed ne fait qu’ajouter du stress à l’organisation. J’ai au contraire la conviction que le communicant a pour mission d’absorber le maximum du stress lié à ses projets, et notamment lors des crises, pour créer les conditions du développement et de la performance.

Propos recueillis par Anaelle Soret

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