Une tendance sociale en plein essor: le Slacktivisme

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Le Slacktivisme, littéralement « activisme paresseux » est une forme de cyber-militantisme qui s’est développé grâce à l’avènement des réseaux sociaux durant ces dernières années.

Cela correspond concrètement à la formule : « 1 clic = 1 voix en faveur d’une cause ».

Cette tendance permet de s’engager virtuellement pour une cause, sans prendre part à son combat de façon plus active ou concrète. Le « militant du salon » peut ainsi, sans avoir participé financièrement ou physiquement à une quelconque action, retirer de la satisfaction pour son engagement et passer pour une personne volontaire au sein de sa communauté sociale ; le tout sans avoir fait autre chose que cliquer depuis son ordinateur.
Satisfaire ses besoins d’estime et d’auto-accomplissement et se rendre utile en faisant changer les choses, le Slacktiviste booste son ego régulièrement en adoptant plusieurs causes en même temps.

Toutefois, le Slacktivisme peut s’avérer efficace grâce au grand nombre de personnes qu’il peut impliquer en un temps record . Il a eu, par exemple, une incidence sur les mouvements de Ben Ali et Moubarak.

Les marques ne sont pas non plus à l’abri, elles doivent tenir compte de tous ces « clics » de désapprobation. L’exemple de GAP, qui a voulu changer son logo et a dû revenir à l’ancien à peine 7 jours après à cause des remous engendrés sur internet en est la preuve.

Peu onéreux en termes de temps, d’argent et d’effort physique, le Slacktivisme semble avoir encore de beaux jours devant lui.
C’est grâce à ce genre de pratiques que l’on se rend compte du pouvoir qu’internet à conféré aux personnes, et donc aux consommateurs. Les marques ne peuvent plus ignorer ce phénomène si elles veulent conserver leur réputation. Concrètement, le pouvoir a changé de main, c’est un statu quo admis, les consommateurs ont le pouvoir, et les marques doivent jongler entre les tendances pour rester à la page.

Cette notion de « militantisme fainéant » va peut-être, un jour, engendrer de nouvelles approches de la communication, et les marques et entreprises devront alors se pencher sur ce phénomène pour en tirer le meilleur avant d’en être les cibles.

 

Maxime Mézy

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