Co-développement : apprendre les uns des autres

Séance un peu hors du temps pour cette édition du 18/20 de l’Apacom le 28 juin dernier. L’espace Nomade à Mériadeck nous ouvre son patio, il fait beau, nous sommes réunis dehors autour d’une table et d’un verre, confortablement installés, sous l’œil bienveillant d’Olivier Ouzé. Dans les meilleures dispositions pour vivre une séance de co-développement…

Olivier Ouzé, fondateur de Feel Good Manager®, anime donc le groupe et expose les étapes : « Nous allons aider l’un d’entre nous sur un projet. Chacun va donc réfléchir puis donner un sujet qui lui tient à cœur et qu’il souhaite faire avancer grâce à l’apport collectif. »

Un silence et puis nous nous lançons. Le groupe est intéressant car très mélangé en termes d’âge, de provenance et de cursus. Les sujets fusent, Olivier prend des notes puis à la fin de cette première étape, choisit l’un des sujets, susceptible d’intéresser les autres. Sujet qui restera entre nous, confidentialité oblige ! « Ce sera un format « flash codév », prévient Olivier ! Normalement le codéveloppement se construit sur des séances plus longues ou sur plusieurs semaines. » Là, nous disposons d’1 h1/2, ce sera court.

Phase 2, celle de la clarification. Le « client », celui qui reçoit l’aide, répond aux questions des participants. Les freins, les tensions, les enjeux, les pratiques déjà testées, tout est passé en revue. Olivier intervient plusieurs fois : « Attention, là vous êtes déjà dans la solution, restez sur des interrogations, ne commencez pas à élaborer des réponses ! » Il a raison, la tentation est grande de dérouler la discussion et d’avancer sur les propositions. D’autant qu’en étape 3, celle du « contrat » qui valide l’objet précis de la consultation, nous nous apercevons qu’au final, la réflexion portera sur un sujet annexe, pas forcément celui pour lequel nous avons posé des questions. « Cela me rappelle tout à fait ce qui se passe lors d’un brief avec mes clients, s’amuse Valérie Portal. Très souvent, je découvre à travers mes questions que le premier sujet n’est pas celui sur lequel il faudra travailler ! ».

Arrive ensuite la phase de consultation. Les participants émettent leurs suggestions, partagent leurs expériences, les propositions jaillissent, sans se couper la parole et en respectant l’équilibre de l’expression entre tous.

Olivier nous encourage : « Allez encore plus loin, adoptez un point de vue plus décalé. » Et ça marche ! Sous l’impulsion collective, nos idées rebondissent entre elles et nous en inspirent de nouvelles. Au fil des mots, nous avons de plus en plus envie de trouver comment faire avancer le projet et aider notre « client ». Lui note tout. Il ne repartira pas avec une solution mais avec un ensemble de propositions, qu’il triera ensuite. Néanmoins à l’issue de la consultation, Olivier lui demande de nous faire une synthèse : ce qu’il a retenu, les pistes qu’il veut prioriser, un plan d’action à mettre en œuvre.

Tour de table final : Olivier interroge d’abord le « client » : comment a-t-il a vécu cette séance, ce qu’il en retire ? « Une grande bienveillance, des avis sans jugement donc aucun inconfort ressenti de ma part et un atelier très enrichissant ». Avis partagé par tous les participants. Nous sommes tous ravis d’avoir contribué à l’émergence de solutions nouvelles et nous sommes prêts à renouveler l’expérience dès que possible ! Et Olivier avait raison, c’était vraiment court, nous aurions bien prolongé ce beau moment de partage un peu plus longtemps…

En savoir plus sur le co-développement

Cette pratique vient du Québec. Elle structure la réflexion des participants autour de situations concrètes. C’est un outil puissant de formation, de dialogue social et d’adaptation au changement.

Les objectifs du co-développement :

  • Prendre du recul, un temps de réflexion
  • Consolider l’identité professionnelle
  • Apprendre à aider et à être aidé
  • Apprendre à être plus efficace
  • Prendre confiance dans ses idées et son expérience
  • Être fier d’être utile au groupe.

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Merci à la commission du 18/20 de l’APACOM pour ce bel atelier à l’Espace Nomade… on se retrouve à la rentrée !

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Compte-rendu par Claire Goutines

Article par Julie Cazalis

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