Google déploie un filtre adblock sur Chrome

Ça bouge chez Google ! Après la publication de plusieurs études qui confirment le ras-le-bol général des utilisateurs du moteur de recherche et de ses innombrables applications (Gmail, Drive, Docs, Sheets, Slides, Hangouts…), la firme américaine a décidé de développer un système de blocage de publicités pour son navigateur Chrome.

Google office search

Très sensible à l’expérience utilisateur, Google a proposé aux adeptes de son navigateur Chrome de commenter leur expérience de navigation. L’étude de ces commentaires a fait remonter 20% de retours négatifs sur les publicités indésirables ou jugées trop intrusives. Dans le même temps, sur 2017, la fonctionnalité de blocage du son des publicités vidéo a été déclenchée 5 milliards de fois.

Les formats publicitaires bloqués sur Chrome

Forte de ce constat, la firme américaine s’apprête à activer un filtre de blocage publicitaire (ad blocking) web et mobile.

D’après les études de Google, certains formats sont plus souvent dénoncés que d’autres par les utilisateurs. Ils seront donc sanctionnés en priorité par le filtre bloqueur.

Parmi les 4 formats web et 8 formats mobile les plus bloqués, on trouve notamment :

  • Les pop-up
  • Les vidéos en autoplay dont le son s’enclenche automatiquement
  • Les publicités “sticky”, si elles sont situées trop haut dans la page
  • Les interstitiels avec des comptes à rebours avant d’accéder au contenu
  • Les formats mobiles qui couvrent plus de 30% de l’écran
  • Les publicités qui occupent tout l’écran lors du scroll

Voici les différents formats sous forme d’infographie :

Coalition for better ads

Comment éviter le blocage sur son site ?

Afin de vérifier si Google risque de bloquer les publicités sur leur site, les éditeurs ont la possibilité de le tester grâce à l’outil d’expérience publicitaire disponible depuis la Search Console.

Si l’outil détecte des formats intrusifs, l’éditeur a 30 jours pour réajuster le tir avant que le filtre ne soit activé. L’outil étant disponible depuis juin 2017, ses résultats sont encourageants puisque 37% des sites l’ayant testé et ayant été jugés non conformes se sont mis en conformité dans le délai imparti.

En France spécifiquement, 11% des internautes utilisent un adblocker et ce chiffre ne fait qu’augmenter. Certains pays comptent plus de 25% d’utilisateurs dotés d’un bloqueur de publicité.

La démarche de Google s’inscrit donc dans le sens de cette tendance lourde des consommateurs web et mobile qui revendiquent le droit à une utilisation des sites internet fluide et respectueuse de leur confort.

Magali Thepot

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