Interview d’étudiant à communicant : Delphine Franiau

Franiau DelphineParlez-nous de votre parcours, en partant de votre formation initiale…

Bonjour et bravo pour cette initiative pour le blog de l’APACOM !

Concernant mon parcours, je suis diplômée de l’IUT Tech de Co de Bordeaux et de l’école de Commerce INSEEC Bordeaux.

Après un Bac ES, j’ai souhaité m’orienter vers des études de commerce / marketing et me rendre rapidement  « opérationnelle » via les stages que la formation de l’IUT Tech de Co permettait vs un cursus de Prépa qui s’ouvrait également à moi. Après 2 années en IUT et donc plusieurs stages, dont certains en agence de communication, j’ai passé 3 années à l’INSEEC qui ont également été très formatrices en apprentissage des techniques marketing et communication, grâce également aux stages longue durée que le cursus permettait.

 Pourquoi avez-vous choisi d’être indépendant ? 

J’ai passé 13 années de « salariat » très constructives, dont 10 années au sein du groupe DDB à Paris (différentes entités / agences du groupe), et 3 années dans une foncière d’immobilier commercial (Unibail-Rodamco), sur Paris également). Ces années m’ont permis d’acquérir des process, des méthodes de travail, de travailler en équipe et avec des partenaires externes aux agences / entreprises pour lesquelles je travaillais. Elles ont été essentielles dans la construction de mon expertise et pour développer mon réseau professionnel. Depuis, l’envie de rejoindre mon sud-ouest natal et de pouvoir apporter mon expertise auprès de différentes entreprises / entrepreneurs m’a convaincu de tester le statut de freelance ! Une prise de risque qui vaut vraiment le coup pour le recul et le regard nouveau que l’on peut apporter aux clients, et une façon plus flexible et nomade de travailler. Cela nécessite une certaine rigueur dans le travail et une responsabilité vis à vis des missions confiées par les clients. Je recommanderais ce statut, non pas en sortie d’études, mais après quelques années d’expériences concrètes dans des structures formatrices.

 Pourquoi avez vous choisi le digital ? 

Je suis « tombée » dans le digital en 2000, au moment de son développement au sein du groupe DDB. Après une fonction New Business dans l’agence de pub, j’ai rejoint l’entité digitale qui était en plein développement (dans une logique New Bizz donc) et qui nécessitait au delà des appels d’offres, de construire des mécaniques nouvelles et de partenariats digitaux, sur le format d’opérations spéciales que l’on peut trouver dans l’univers média.

Depuis, et au delà du digital, je me suis développée sur des expertises complémentaires dans les univers marketing relationnel, partenariats et opérations spéciales, brand Content, évènementiel, « retailtainment »…  Le digital est un outil dans l’éco-système de la communication et du marketing au sens large.

 Pendant vos études visiez-vous une entreprise en particulier ? 

Je voulais absolument travailler en agence de com ! Dans mon cursus, mes amis étaient plutôt branchés par la finance ou le commerce mais moi j’étais à fond dans la com / publicité. Après un premier stage dans une agence de communication sur Bordeaux, mon maitre de stage m’a confirmé qu’une expérience en agence parisienne était incontournable, et cela m’allait très bien ! Pour mon stage de fin d’études à l’INSEEC Bordeaux, après avoir envoyé ma candidature à deux grosses agences du marché (Publicis et DDB), me voilà partie en janvier 2000 pour 6 mois au sein de DDB, groupe dans lequel je suis restée 10 ans… Les stages sont et resteront toujours essentiels dans un lancement de carrière !

 Quels sont les stages qui vous ont le plus marqué ? 

Celui au sein de DDB forcément… Par la rencontre avec celle qui deviendra ma « mentor ». Par la découverte d’un univers fait de personnalités riches et variées. Par la créativité de cette agence / ce groupe et la diversité des sujets sur lesquels j’ai pu travailler. Par l’effervescence du quotidien et la responsabilité donnée aux stagiaires. Parce que ce stage a été suivi d’une embauche et de 10 années passées au sein de différentes agences du groupe.

 Un ou plusieurs conseils pour les étudiants en école de communication ? 

Rester ouvert aux opportunités. Ne pas se fixer un objectif unique et rester souple dans l’adaptation de celui-ci.
Se constituer un réseau dès le premier stage ET entretenir ce réseau.
Développer sa curiosité,  également au delà de l’univers de la communication.
Participer à des rencontres, conférences, souvent accessibles aux étudiants.
Profiter des stages pour rencontrer des personnes au sein de l’entreprise, un café est bien plus simple à demander au moment de son stage qu’un rendez-vous une fois l’entreprise quittée !

Une citation ou un slogan qui vous motive chaque jour ? 

J’ai toujours eu et aimé avoir des citations qui motivent pour chaque moment de vie.
Pour ce début 2018, j’aime particulièrement cette citation de Winston Churchill « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

 Quelle est la réussite dont vous êtes le plus fière ? 

Toutes mes expériences, réussies ou moins, ont été des apprentissages dont je suis très fière.

Des projets d’équipe menés chez Tribal DDB, Rapp ou DDB Entertainment aux rencontres avec des clients tels que la RATP ou Bouygues Telecom à ses débuts, en passant par les partenaires artistiques tels que le Cirque du Soleil, etc. Tout projet, par son contexte, ses enjeux, son équipe et même ses difficultés, peut être source de motivation, d’effervescence positive et de fiertés, collective et personnelle.

 Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre métier et le plus motivant ? 

Ne pas s’endormir sur son savoir et sa maitrise de techniques. Savoir se renouveler. Savoir se challenger et accepter d’apprendre de ses clients, de ses partenaires, et même de ses concurrents. Rester ouvert aux problématiques de ses clients. Ne pas sous-vendre ses expertises et nourrir sa différenciation dans un contexte où de plus en plus de prestations freelance sont disponibles sur le marché. 

Merci et belle année à l’APACOM et à tous ses adhérents, ainsi qu’aux étudiants futurs professionnels de la communication !

Propos recueillis par Anaelle Soret

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