La newsroom, bonne ou mauvaise idée ?

Une newsroom est une équipe de rédacteurs, community managers, data analysts, infographistes et autres, traquant l’actualité à la recherche d’informations intéressantes et exploitables pour les marques gérées par une agence, une corporation etc. On parle également de Real Time Marketing, de NewsJacking ou de Hijacking. Il peut également exister des newsrooms chez les annonceurs. Bonne… ou mauvaise idée ?

 

Quoi ? Quand ? Comment ? Où ? Pourquoi ?

Les organisations diffèrent d’une organisation à une autre, mais le principe reste le même :

  • Récupérer plusieurs sources d’informations pour constituer une veille de l’actualité
  • Identifier une actualité qui touche l’univers d’une marque
  • Trouver un lien entre cette actualité et la marque pour faire exister les deux éléments en vue de créer un nouveau contenu
  • Vérifier que l’angle choisi correspond bien à la ligne éditoriale, à la tonalité et aux valeurs de la marque
  • Faire en sorte que le contenu soit facile à partager
  • Produire le contenu dans un délai assez court (quelques heures)
  • Faire valider le contenu par le client
  • Mettre en ligne la publication
  • Suivre les retombées[1]

Ainsi, une newsroom peut être une pièce ou un bureau déterminé, fédérer deux, trois, dix personnes… mais aussi être un encart de notre site web professionnel consacré à la veille. Nous vivons dans l’instant, nous sommes des reporters, commentateurs ou simples veilleurs du présent ; c’est pourquoi le processus de communication et de création de contenus tend à se rapprocher d’une organisation type newsroom.[2]

Le rôle prépondérant du dircom

Quand une entreprise ou une structure professionnelle est grande, il est difficile de faire circuler l’information à un rythme adapté pour tous. Face à l’infobésité et la porosité des espaces internes et externes, parfois, le dircom est le seul à maîtriser réellement la cohérence des messages de l’entreprise. Plus facile à dire qu’à faire quand on gère une équipe de communication interne et externe ou quand on s’adresse à plusieurs services à la fois.

Ainsi, cette porosité entre l’interne et l’externe liée à l’omniprésence des réseaux sociaux dans le quotidien des professionnels de la communication et du marketing doit encourager les directions de la communication à se repenser en newsroom pour offrir en libre accès un réservoir de contenus.[3]

Si la newsroom s’avère efficace, les équipes de communication reprennent le pouvoir en s’appuyant désormais sur les nouveaux outils de gestion de contenus et de SEO qui leur permettent de donner accès partout (web, mobile, push, partage) à des informations de qualité à un rythme régulier tout en mesurant la performance de leurs actions.

Les risques d’un trop grand appui sur la newsroom

Le risque de rebondir trop souvent sur l’actualité est de lasser l’audience de la marque et de faire baisser l’engagement du potentiel client, consommateur ou collaborateur. De plus, si on consacre un temps et un espace dédiés à la veille stratégique et à la présentation de contenu toujours plus actuel, la marque peut également oublier l’essentiel : faire la promotion de ses produits !

En conclusion, on peut dire que l’enjeu n’est pas de créer sa newsroom mais de bien savoir l’utiliser et de lui donner une importance relative quant à vos objectifs professionnels. La circulation de l’information évolue et les marques et entreprises doivent s’adapter à ces changements pour rester visibles : cela peut passer par une newsroom.

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Julie Cazalis

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Sources :

[1] Siècle digital

[2] Perspectives communication

[3] Eclaireurs de la com’

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