Ôboem pour promouvoir l’art

PbidezsEn passant par le crowdfunding, la plateforme bordelaise Ôboem veut remplacer les panneaux publicitaires par des œuvres d’art.

Lors d’un voyage en Amérique du Sud, Marie Toni et Olivier Moss sont passés par la ville de Valparaiso au Chili. Cette ville, célèbre pour l’art présent dans ses rues, a été un véritable déclic pour le couple. Dès leur retour en France en 2016, ils décident eux aussi de proposer un musée à ciel ouvert avec le projet Ôboem. Leur objectif est d’offrir à tout le monde un accès à la culture mais aussi de limiter la pollution visuelle. Se réapproprier l’espace public fut pour eux une priorité. Selon eux, la publicité oriente le grand public. Leur idée est donc d’inciter les gens à se forger leur propre opinion. Le couple ne souhaite pas mettre un avant un style d’art en particulier, au contraire ce sont les internautes qui choisiront les œuvres d’artistes émergents qui seront exposées.

L’art dans la rue grâce au crowdfunding  

Le problème est que l’achat d’espaces publicitaires au cœur de la ville bordelaise n’est pas accessible pour tous. Il faut compter 7 000  € pour occuper une centaine de placards pendant une semaine. Pour pouvoir arriver à ses fins, la start-up Ôboem a décidé de passer par le financement participatif.

Ôboem propose aux internautes de voter pour une œuvre parmi 80, toutes différentes tant au niveau des techniques que de l’origine des artistes. Les 18 les plus populaires seront proposées en crowdfunding. Le visiteur sélectionne son coup de cœur sur les 18 œuvres et contribue à hauteur de 10, 20, 30, 50 ou 100 €. Pour chaque don réalisé un cadeau sera reversé à l’utilisateur (de la carte postale à l’affiche en passant par l’original).

Les styles, techniques et origines des artistes sont variés, l’objectif étant d’offrir une vitrine la plus large possible à des créateurs émergents de tous les horizons.

Le projet a été lancé en 2017. Si les premiers résultats sont satisfaisants, Ôbem envisagera d’élargir son concept à des panneaux publicitaires de plus grand format et à d’autres villes en France. Les artistes sont, quant à eux, ravis de cette visibilité bien qu’ils ne soient pas rémunérés.

Léa Jouvie

Sources : We demain, Agora, Bordeaux tendances

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