Pigistes et communicants, main dans la main

Pigistes, correspondants locaux, journalistes indépendants, ils sont nombreux en Nouvelle-Aquitaine. Comment s’y retrouver ? Quelles sont les spécificités des pigistes et comment travaillent-ils ? Comment les identifier et développer les meilleures collaborations avec eux ? Pour y voir plus clair, la commission des Matins de l’APACOM organisait une table-ronde le mardi 27 février à la maison de l’Eau à Bordeaux.

Les invitées du jour :

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L’APACOM avait convié 3 pigistes pour aborder le thème de la collaboration entre les journalistes et les communicants.

Patricia Marini se définit comme une « journaliste indépendante » et non pas comme une pigiste. Elle travaille en collaboration avec plusieurs suppléments de Sud Ouest et avec d’autres journaux et magazines spécialisés dans la gastronomie et le tourisme, tels « Saveurs », « Villages » ou « Slowly Veggie ».

Elsa Dorey est pigiste depuis 6 ans. C’est pendant ses études de biologie qu’elle s’est découvert un intérêt pour la pige et le journalisme d’investigation. Aujourd’hui, elle travaille pour des médias locaux en région avec Cap Sciences, « Actualité Nouvelle-Aquitaine » à Poitiers, plus occasionnellement Science et Vie.

Laetitia Langella se définit également comme pigiste, mais dans les domaines audiovisuels de la radio (WIT FM) et de la télévision (TV7 Bordeaux). Elle est également présidente du Club de la presse de Bordeaux qui regroupe plus de 40 pigistes et journalistes indépendants.

Quelles différences entre un pigiste et un journaliste ?

Le pigiste, qu’il soit basé à Paris ou en province, a un statut particulier, ce qui lui donne parfois une image de « cinquième roue du carrosse ». Pourtant, comme un journaliste, un pigiste va rédiger un article, faire une enquête, prendre des photos, éditer un reportage sur un sujet.

En revanche, le pigiste est payé à chaque collaboration individuelle qu’il fait avec un média. Il possède une carte de presse, ses propres droits d’auteur et travaille souvent avec plusieurs rédactions ou plusieurs médias en même temps.

Pour les communicants, être en lien avec des pigistes peut s’avérer intéressant car ces derniers choisissent les thèmes qu’ils veulent traiter et sont souvent moins occupés que les journalistes des rédactions classiques. Ainsi, avoir des contacts avec plusieurs pigistes peut améliorer vos chances d’être relayé dans les médias.

Comment les pigistes travaillent-ils ?

Les invitées des Matins de l’APACOM l’ont rappelé : être pigiste, c’est être libre. Libre de traiter l’information qu’on veut, de la manière qu’on veut. Cela évite le confinement dans certains thèmes, même si certains pigistes choisissent quand même de se spécialiser.

Le statut du pigiste est précaire et il peut se trouver désarmé face à une baisse de son volume habituel de piges. Il convient dans ce cas de distinguer le statut de collaborateur pigiste régulier de celui de journaliste pigiste occasionnel.[1] Un pigiste de métier va donc faire des propositions de sujets, et à côté accepter des commandes des rédactions pour garantir son salaire.

Comment optimiser les relations communicants-pigistes ?

Lorsque les communicants veulent transmettre une information, ils doivent trouver un moyen efficace de communiquer. En effet, choisir le bon angle est primordial car cela facilite ensuite le travail du journaliste ou du pigiste qui va écrire l’article à l’aide du communiqué de presse. C’est particulièrement le cas lorsqu’il s’agit d’une information locale destinée à un public ciblé.

Logo Club Presse Bordeaux

En Gironde, le Club de la presse permet aux communicants d’entrer en contact avec plus de 40 journalistes indépendants et pigistes, selon leurs disponibilités et leurs spécialités. Ses adhérents peuvent faire circuler leurs communiqués, d’assister aux soirées du Club et de se créer un réseau rapidement et durablement.

Le Club propose d’organiser des conférences de presse. Si vous souhaitez faire appel au Club, la procédure est simple et peu coûteuse. Vous adhérez au Club, demandez une conférence, envoyez un communiqué. Le conseil d’administration du Club valide cette proposition, relit le communiqué, puis convie les journalistes. Le Club diffuse l’information sur ses réseaux sociaux, et publie un compte-rendu de chaque conférence de presse sur son site Internet.

A l’image des invitées des Matins de l’APACOM, certains pigistes sont spécialisés : culture, science, religions, économie, gastronomie, mode… Les pigistes néo-aquitains sont nombreux et font de la veille en permanence. Avec nous, communicants, ils travaillent… main dans la main !

Un grand merci à l’équipe des Matins de l’APACOM pour l’organisation de cette table-ronde, aux 3 invitées dont les interventions furent grandement appréciées, à la Maison de l’Eau qui a accueilli l’événement et à tous les membres de l’association qui étaient présents.

Julie Cazalis.

[1] Source : L’Etudiant d’Aujourd’hui

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