Relations Presse 2.0 : une révolution en marche

15368813_1246968678710534_758875766_oLundi 5 décembre, Les Ateliers Web de l’Apacom ont eu le plaisir de recevoir Anne Quimbre (chef de projet sénior pour l’Agence Passerelles) au Node à Bordeaux, pour échanger autour du thème « Relations Presse 2.0 : une révolution en marche ».

Diplômée de l’ISIC, de Sciences-Po Bordeaux et d’une Licence en sciences humaines de l’Université de Bourgogne, Anne Quimbre est également auteure et rédactrice web dans l’art de vivre et le tourisme (Hachette, presse, webzines) et conceptrice d’un blog. Elle enseigne la communication numérique (écriture web et community management) à l’ECV Digital Bordeaux.

Depuis plusieurs années maintenant, les relations presse connaissent un véritable bouleversement avec l’arrivée et la pérennisation du numérique. Le web a apporté une autre façon de travailler et a fait apparaître de nouveaux enjeux avec une nouvelle composante qu’est la relation blogueurs et influenceurs. Ainsi, entre médias traditionnels, influenceurs et réseaux sociaux, comment le métier de Relations Presse évolue-t-il aujourd’hui ? Anne Quimbre a répondu à cette question en nous présentant sa vision des choses et son quotidien dans ce nouvel écosystème.

Un nouveau contexte où les français sont hyper-connectés

A l’heure actuelle, les réseaux sociaux ont une importance capitale dans les relations presse 2.0. Car ils sont au cœur du quotidien des consommateurs.

En quelques chiffres, que représente le numérique en 2016 ?

En France (source : état des lieux annuel de l’ARCEP) :

  • 52% des Français de plus de 12 ans sont inscrits sur au moins un réseau social (62% des internautes).
  • Environ 80% des 12-17 ans.
  • Environ 90% des 18-24 ans.
  • Environ 80% des 25-39 ans.
  • Environ 40% des 40-59 ans.
  • Environ 25% des 60-69 ans.
  • Environ 10% des 70 ans et plus.

Tout cela, majoritairement via un smartphone.

Qu’en conclure ? Aujourd’hui, nous sommes tous connectés. Il est primordial de s’adapter et d’agir en conséquence dans les relations presse.

Quelle est la typologie du consommateur d’aujourd’hui ?

  • Hyperconnecté, il est aussi un prescripteur
  • Il est très informé, via différents canaux, et veut trouver des réponses rapides à ses questions
  • Il est exigeant : il n’hésitera pas à comparer, lire les sites d’avis, interroger sa communauté.

Le profil de l’attaché(e) de presse 2.0

Les médias sociaux sont ainsi aujourd’hui la première porte d’entrée vers l’information : l’attaché(e) de presse doit donc nécessairement s’y adapter. Elle est nécessairement connectée.

Ils sont  un outil de veille, d’influence pour les RP et voient émerger de nouveaux prescripteurs à intégrer aux relations presse (blogueurs, twittos, instagramers, etc.)

De plus, les médias traditionnels sont en pleine mutation via ces réseaux : un article est désormais retweeté, une émission TV live-tweetée, l’information est commentée, critiquée, enrichie par les internautes.

L’importance du blogueur

Le blogueur est un prescripteur, mais il s’agit aussi de prendre en compte l’influence d’autres profils d’internautes comme les instagramers.

Un pré-audit est indispensable pour définir ses RP influenceurs. Il faut se poser les bonnes questions.

  • Ai-je les outils pour ?
  • Est-ce dans mon intérêt ?
  • Qui vais-je contacter ? Il est important de trouver les bons blogueurs, de définir sa cible.

Pourquoi travailler avec les blogueurs ?

Différents des journalistes mais pas en concurrence, ils apportent un autre regard sur l’info, les marques ou encore une destination. Ils sont subjectifs, ont une plume parfois décalée, et sont très actifs sur les médias sociaux. Ils permettent également de toucher de nouvelles communautés, comme les millénials, ou des cibles précises (jeunes, familles, etc.).

Évaluer les retombées presse/blog

Difficile d’évaluer ses relations presse dans ce nouveau contexte. La nébuleuse du web rend certains chiffres impalpables et la visibilité difficile à estimer.

Une série de critères à la fois quantitatifs et qualitatifs peuvent permettre de se construire un baromètre de reporting.

En ce qui concerne la presse plus traditionnelle, il faut également prendre en compte ce nouveau « bruit » fait autour de chaque article/émission/reportage généré.

Propos recueillis par Julie Nadin

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