Tour d’horizon des nouveaux adhérents – Yann Mondon

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Nous avons le plaisir de vous présenter Yann Mondon, directeur marketing et communication à Aquitaine Science Transfert et nouvel adhérent de l’APACOM. 

       Parlez-nous de votre parcours ? 

J’ai un parcours plutôt varié où la communication et le marketing ont toujours joué un rôle important.

Après des études en langues, en communication et en marketing, j’ai débuté à Paris en 1992 dans l’industrie automobile chez PSA Peugeot Citroën comme journaliste pour Citroën, puis rédacteur en chef de la revue R&D de PSA et enfin comme chargé de communication des innovations. J’ai vu naître le véhicule hybride et le véhicule électrique chez PSA en 1995 ! En 1998 j’ai rejoint les Chantiers de l’Atlantique comme responsable adjoint de la communication, en charge de la communication internationale. Nous livrions 14 paquebots par an et j’ai eu la fierté de participer au projet Queen Mary 2, de la naissance à la livraison. Ce fut une aventure humaine et industrielle fabuleuse. Au début des années 2000, j’ai quitté l’industrie et Saint-Nazaire pour la “nouvelle économie” qui émergeait ; j’ai rejoint en tant que directeur de la marque et de la communication une startup bordelaise qui se lançait dans les jeux sur téléphone mobile, In-Fusio. De rien, nous avons créé une entreprise de référence connue dans le monde entier. Que d’énergie et d’enthousiasme ! Cette start-up a d’ailleurs essaimé beaucoup de talents d’entrepreneurs à Bordeaux. Fin 2005, je me suis mis à mon compte comme consultant en marketing et communication sous le nom de Retina Communication et j’opérais comme directeur externalisé pour des startups françaises et étrangères dans l’univers du mobile et du web. Une de mes grandes fiertés est d’avoir construit la ‘brand equity’ de Miyowa, une startup marseillaise spécialisée dans la messagerie instantanée mobile qui s’est vendue autour de 50M€. Son fondateur est resté un ami, comme quoi il était content du travail effectué 

Un grand tournant de ma vie fut ensuite la création de ma propre startup, Vinoreco, en 2010. J’avais eu l’idée de créer un sommelier virtuel pour aider les clients des rayons vins des supermarchés. Nous avons vendu notre solution à Carrefour et Leclerc principalement. Partir d’une idée et en faire un produit qui se vend, en équipe, est un sentiment extraordinaire. Mais l’entrepreneuriat n’est pas un long fleuve tranquille et j’ai revendu ma société en 2015 à Atawa Interactive, qui continue de rencontrer un beau succès avec Vinoreco, qui est devenue une marque B to B ! Je suis heureux que l’aventure continue pour mes ex-salariés.

Grâce à toutes ces expériences j’ai été recruté en 2015 comme directeur marketing et communication de la société Aquitaine Science Transfert. Notre rôle est de détecter les inventions des chercheurs dans les laboratoires de la recherche publique en Aquitaine (université de Bordeaux, CNRS, INSERM…), d’en assurer la protection intellectuelle jusqu’au brevet et de les valoriser, soit par des licences concédées à des entreprises, soit par la création de startups à forte valeur ajoutée. Notre défi est de miser sur des futurs produits ou services innovants, qui ne seront sur le marché que dans 2, 5 ou 10 ans ! C’est aussi intéressant que complexe, mais l’innovation va toujours ainsi.

        Quels sont vos projets com’ ? Une date à retenir ? 

Nos projets de communication tournent autour d’un enjeu-clé : évangéliser notre action vers les 5000 chercheurs d’Aquitaine. En 2018, je souhaite moderniser notre communication : utiliser plus et mieux le digital pour élargir notre audience, la qualifier mieux et du coup optimiser les leads entrants qui nous donneront plus de projets dans lesquels investir.

         Quelle est votre règle d’or en communication ?   

Comme dans la vie, il n’y a pas qu’une règle d’or en communication mais plein…

Si je ramène votre question à mon expérience, voici à chaud une petite liste :

– se remettre en question et être en éveil sur les évolutions sociétales pour être toujours “dans le coup”,

– bien écouter pour répondre avec pertinence au cahier des charges de son client ou aux doléances des ses clients internes,

– mesurer sa communication… dans les deux sens du terme

– relativiser l’importance de la communication et savoir l’adapter aux circonstances. J’ai coutume de dire que la communication est la chose la plus importante du monde dont tout le monde se moque ! C’est un aphorisme que j’ai imaginé car j’ai souvent observé que la communication est considérée comme l’accessoire qu’on rajoute en dernier alors qu’à l’inverse elle devient cruciale en temps de crise. Je dis aussi souvent que la communication est la partie visible de l’iceberg : le communicant doit savoir tout ce qu’il y a en-dessous pour faire la meilleure communication possible, sinon il risque de se heurter à la partie immergée de l’iceberg… Comme disait Hugo “la forme, c’est le fond qui remonte à la surface”.

– anticiper et planifier : aucune bonne communication ne peut se faire sans une réflexion qui associe et fédère.

– résister aux egos : dès que la communication expose une personne, au public, aux médias, au succès, celle-ci peut vite prendre la grosse tête et devenir hors de contrôle. Le rôle du communicant est donc d’empêcher cela en n’étant ni courtisan, ni passif, mais en restant professionnel, quitte à moins plaire.

Propos recueillis par Anaelle Soret

Une réflexion au sujet de « Tour d’horizon des nouveaux adhérents – Yann Mondon »


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